Filière canne 2026 : la SAFER de Guadeloupe appelle à la responsabilité collective

Face au report du démarrage de la campagne sucrière 2026 et à ses conséquences pour les exploitations agricoles, le Président Directeur Général de la SAFER de Guadeloupe, Rodrigue Trèfle, a souhaité s’adresser directement à l’ensemble des professionnels et des partenaires institutionnels de la filière.
Au cœur de ce message : la préservation des planteurs et la nécessité de maintenir un cadre de dialogue apaisé dans l’intérêt général de l’agriculture guadeloupéenne.


Lettre du Président

Acteur engagé de longue date aux côtés du monde agricole, la SAFER de Guadeloupe, qui a contribué, dans le cadre de la dernière réforme foncière, à l’installation de plus de 800 agriculteurs dont le revenu dépend en majeur partie de la production cannière, suit avec la plus grande attention la situation actuelle au sein de la filière canne et souhaite s’adresser à l’ensemble des partenaires à la suite des événements ayant conduit au report du démarrage de la campagne sucrière 2026.

Sans prendre position sur les causes ni sur les responsabilités, et au-delà des divergences exprimées, un constat doit rassembler l’ensemble des acteurs : les premiers pénalisés sont les planteurs. Chaque journée de décalage fragilise les exploitations, la trésorerie, l’organisation du travail et, plus largement, l’équilibre économique et social de toute la filière.

Dans ce contexte, il apparaît essentiel que les échanges, même lorsqu’ils sont difficiles, demeurent dans un cadre apaisé et que les désaccords ne se traduisent pas, sur le terrain, par des actions susceptibles d’interrompre la coupe ou de désorganiser la campagne. Les planteurs ne doivent pas supporter directement les conséquences opérationnelles d’une situation de tension entre acteurs.

La SAFER de Guadeloupe appelle donc l’ensemble des parties à faire preuve de responsabilité collective, de retenue et de sens du dialogue, en gardant à l’esprit que l’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers, afin d’éviter toute action, toute prise de position ou tout message public de nature à renforcer les incompréhensions ou à accroître les tensions.

Notre démarche s’inscrit dans la volonté de contribuer à un climat serein, dans l’intérêt de l’agriculture guadeloupéenne et de la continuité de la campagne.

À ce titre, nous appelons à ce que toute menace de non-coupe, de blocage ou de rupture de la chaîne opérationnelle soit écartée, et à ce que les échanges reviennent rapidement à un cadre de dialogue respectueux et constructif permettant de préserver l’intérêt général de la filière et, en premier lieu, celui des planteurs.

Rodrigue TREFLE
Président Directeur Général
SAFER de Guadeloupe

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